Paroisses-VDS

Accueil Archives Editos hebdomadaires Un avent de plus ou un avent nouveau (03/12/2017)

Zoom du jour...

Nombre de visites

Aujourd'hui :
513
Hier :
585
Il y a 11 utilisateurs en ligne

 

Editorial du 3 décembre 2017

 

UN AVENT DE PLUS OU UN AVENT NOUVEAU ?

Lorsque je pose la question : « Qu'est-ce que le temps de l'Avent ? », la réponse est bien souvent : C'est le temps de préparation à Noël. Certes, cette réponse est exacte, mais elle est très incomplète : réduire l'Avent à une simple préparation à Noël serait une grosse erreur.

En effet, je ne fais pas qu'accueillir Jésus le soir de Noël. Ce n'est pas qu'un petit enfant dans sa crèche que j'accueille à la nativité : c'est aussi tout ce qu'il va devenir, tout ce qu'il va faire durant sa vie publique qui fait irruption dans ma vie. Autrement dit, il y a dans la fête de la nativité toute la vie du Christ qui se révèle en puissance à travers ce petit enfant.

Le soir de Noël, je ne peux pas ignorer que ce Jésus qui vient dans le monde va m'enseigner l'amour, le don, la miséricorde, qu'il va me conduire sur le chemin de la paix, de l'amour, de la fraternité, qu'il va m'aider à renaître d'eau et d'Esprit jusqu'à m'entrainer avec lui dans la résurrection. Tout cela est présent le soir de Noël dans la crèche, tout cela fait partie de ce que j'accueille le soir de la nativité.

Alors pour ne pas louper ce rendez-vous, j'ai besoin d'un temps de préparation. Rappelons-nous que nous attendons le Noël 2017, pas celui de l'an dernier qui appartient au passé. C'est le Noël de cette année que j'attends. Et donc ma préparation sera forcément différente de celle de l'an dernier : je ne suis plus au même endroit, mon histoire s'est enrichie d'une année.

Notre attente, notre préparation n'est pas statique. Le temps de l'Avent est une dynamique, une préparation en mouvement qui nous fait passer par quatre étapes : d'abord redevenir veilleur (première semaine) afin de réveiller le désir pour ancrer notre espérance (deuxième semaine) et entrer pleinement dans la joie (troisième semaine) pour accueillir la confiance en s'abandonnant à Dieu comme l'a fait Marie (quatrième semaine).

On n'attend pas le royaume de Dieu comme on attend le train. Alors ne restons pas sur le quai, passifs, à attendre que quelque chose vienne. Mettons-nous en chemin, résolument, pour nous préparer à la venue de la Vie.

 

 

François Cup, diacre