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Editorial du 13/10/2019

 

Mois missionnaire extraordinaire (suite)

Dans quel contexte arrive ce mois missionnaire ?

Je ne ressens pas le monde qui nous entoure comme agressif. Il est plutôt indifférent, mais la question spirituelle s’y pose quand même. Aussi, je suis ouvert à ce message missionnaire : l’Église existe pour évangéliser ! D’autant qu’il y a une grande joie dans la rencontre et l’acte missionnaire.

Comment ce mois va-t-il se dérouler ?

De nombreux fidèles me demandent ce qu’ils doivent faire. Il s’agit avant tout d’être missionnaire dans la vie quotidienne ! Que ferait Jésus ? Irait-il visiter les personnes qui résident dans un Ehpad, au bistrot du coin, sur le marché, rencontrer les hommes en responsabilité ? Nous sommes le corps du Christ : agissons pour lui et par lui. Je redis aux fidèles : vous êtes légitimes, vous avez reçu l’Esprit saint !

Je souhaite surtout que les laïcs se sentent eux-mêmes missionnaires. Il y a toujours une retenue, une hésitation à annoncer le Saint nom de Jésus. J’invite les fidèles à remettre la prière au cœur des relations. Les personnes rencontrées évoquent vite dans la conversation leurs douleurs et leurs peines, osons leur proposer de prier, osons toucher les cœurs.

Qu’attendez-vous de ce mois missionnaire ?

J’attends tout ! Je suis convaincu par l’importance de la prière : nous devons nous ancrer profondément dans la vie de prière pour en être plein et pour pouvoir redonner ce que nous avons reçu. J’attends que l’on ouvre les églises, que l’on s’y tienne, que l’on y prie, que l’on y soit accueillant. J’attends que les gens se mettent en relation. Je préfère que cent personnes posent quelques actes missionnaires personnels, une visite, un accueil, une discussion, plus qu’un grand spectacle où chacun retourne chez lui comme il était avant, c’est à dire passif. Je retiens les paroles de saint Paul qui évoque l’annonce à temps et à contretemps. Le temps, c’est celui de l’agenda où tout est programmé à l’avance. Aujourd’hui c’est le temps du contretemps : l’occasion de dire un mot, de faire une catéchèse, de transmettre. Il y a de nombreux motifs de réflexion spirituelle, il faut les partager aussi souvent que possible, avec délicatesse.

Interview de Mgr Philippe Christory, évêque de Chartres