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Accueil Archives Editos hebdomadaires L’année pastorale se termine et nous vous souhaitons un bel été (03/07/2011)

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Editorial du dimanche 3 juillet 2011

 

L’année pastorale se termine et  nous vous souhaitons un bel été

 

Notre année pastorale se termine. Après le temps des bilans, c’est celui de la fête, il y a quinze jours pour St Roch, ce dimanche pour St Christophe. Deux messes en action de grâce pour l’œuvre de l’Esprit Saint dans nos communautés paroissiales, dans nos familles, nos cœurs. Une même prière aussi pour ceux qui, proches de nous ou plus loin, sont touchés par la souffrance : maladie, solitude, division, deuil, chômage, précarité…

Cette année pastorale a été riche en événements et projets : le parcours Alpha, le pèlerinage diocésain, les ordinations… Chacun des sacrements donnés et reçus nous touche aussi : les baptêmes, les mariages, les confirmations, le pardon, les premières eucharisties et celles des dimanches ordinaires ou de tous les jours.

L’année prochaine sera celle de l’Esprit. Nos conseils pastoraux de paroisse, animés par les EAP, ont commencé la réflexion et la préparation.

Et demain vient le temps du repos avec les vacances. C’est l’opportunité pour nous d’une autre relation avec nos proches, et avec le Seigneur dans la prière. Prenons du temps, cherchons le calme et le silence pour cela. Nous vous souhaitons un bel été. C’est bien ce à quoi nous invite notre seconde lecture.

Sa difficulté  est dans le mot « chair » : chez Saint Paul, il n’a pas le même sens que dans notre français courant du XXIème siècle. Nous, nous sommes tentés d’opposer deux composantes de l’être humain que nous appelons le corps et l’âme et nous risquons donc de faire un épouvantable contresens : quand Paul parle de chair et d’esprit, ce n’est pas du tout cela qu’il a en vue. Ce que Saint Paul appelle « chair », ce n’est pas ce que nous appelons le corps ; ce que Paul appelle l’Esprit, ce n’est pas ce que nous appelons l’âme. D’ailleurs Paul précise plusieurs fois qu’il s’agit de l’Esprit de Dieu, ou encore il dit « l’Esprit du Christ ». Et encore, si on y regarde de plus près, il n’oppose pas deux mots « chair » et « Esprit », mais deux expressions «vivre selon la chair » et « vivre selon l’Esprit ». Pour lui, il faut choisir entre deux modes de vie; ou pour le dire autrement, il faut choisir nos maîtres, ou notre ligne de conduite, si vous préférez.

Vivre « selon la chair », pour Saint Paul, c’est vivre de nos seules forces, enfermé dans les limites de l’intelligence et des forces humaines ; évidemment, cela ne va pas loin ! Ou plutôt si, cela pourrait aller très loin, mais dans le mauvais sens ! Car vivre sans Dieu finit toujours par vouloir dire vivre loin de Dieu, et d’un éloignement qui ne peut que s’aggraver.

Au contraire, vivre « selon l’Esprit », c’est nous laisser guider par lui, et donc vivre de la force de Dieu : cela change tout ! Or la grande nouvelle de ce texte, c’est « L’Esprit de Dieu habite en vous »  or, celui qui habite la maison, c’est le maître de la maison.

Encore faut-il savoir quelle place nous lui laissons dans notre maison ; car nous sommes libres d’ouvrir plus ou moins la porte. Dans de nombreux textes, Paul insiste sur notre liberté : « vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair ».

Nous en avons la force, mais nous n’y sommes pas obligés non plus : à chaque instant, le choix est à refaire. Plus nous laisserons de place à l’Esprit Saint dans notre maison (c’est-à-dire plus nous ferons ce qu’il nous souffle de faire dans la voie de l’amour, de la bienveillance, du pardon), plus nous serons des vivants.

Nous aussi, depuis notre Baptême, nous pouvons laisser l’Esprit prendre possession de notre maison. Paul en déduit deux conséquences : premièrement, nous ressusciterons avec le Christ. Deuxièmement, dès maintenant, notre vie est transformée, comme l’a été celle de Paul.

Père Luc et Père Xavier.