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Edito du 12 février 2017

Les commandements n'ont pas bonne presse. On se souvient encore peut-être des "Dix Commandements" - merci le cinéma ! Mais qu'en à les suivre...

La 1ère lecture révèle à la fois leur motivation profonde et notre liberté face à ces "commandements" : ils sont pour "la vie", comme l'"eau" nourricière. Ils sont proposés comme un "choix" devant lequel se situer librement.

C'est sur ce fond de vie et de liberté qu'il faut lire le passage de l'Evangile : les exigences de Jésus sont également porteuses de vie, et elles sont confiées à notre liberté.

Par trois fois (et même quatre), Jésus proclame : "Vous avez appris...Eh bien moi, je vous dis..." L'important est qu'il n'abolit pas ces commandements, mais qu'il les pousse à leur maximum. Comment ? En les intériorisant, en les spiritualisant : dans le coeur de l'homme...
- "tuer" quelqu'un, on peut l'accomplir, non seulement avec une arme, mais aussi avec sa parole, en niant la dignité de l'autre : "Si quelqu'un insulte son frère...Si quelqu'un maudit son frère...
- "commettre l'adultère", ce n'est pas seulement coucher avec une femme au mépris de ses engagements à soi ou des siens à elle, mais c'est déjà la regarder comme un "objet" de désir, la réduire à sa surface séduisante, et non la considérer comme un être humain libre et respectable. Et là, Jésus est très dur, accumulant les images, les hyperboles, pour bien montrer que celui qui réduit la femme au statut d'objet perd également sa propre humanité.
- "faire de faux serments", mentir, ou ne pas tenir ses promesses, est quelque chose de grave, qui pervertit le langage humain, et donc les relations sociales - mais il y a plus : s'engager avec solennité pour l'avenir, en prenant à témoin la Création ou la Religion, dépasse complètement la condition humaine, laquelle ne peut que dire une parole simple valable au présent...

Matthieu ajoute ici une petite parabole sur la réconciliation, elle montre un aspect essentiel de la vie chrétienne : le primat de la charité fraternelle, même sur le culte : "laisse ton offrande là, devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère..."

Finalement cet "accomplissement" de la Loi n'est rien d'autre que le commandement de l'Amour, vu dans quelques situations de l'existence.

Père Luc Biquez