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Edito du 2 octobre 2016

 

LE JUSTE VIVRA PAR SA FIDELITE

Nous quittons aujourd'hui Amos, mais nous continuons nos visites de famille pour faire connaissance avec un de ses confrères : le prophète Habacuc. Le prophète Habacuc n'est plus très à la mode aujourd'hui, mais il l'était à l'époque du Nouveau Testament, qui le cite plusieurs fois. Ainsi Saint Paul a retenu de lui cette phrase si importante, qui fait partie de notre lecture d'aujourd'hui : « Le juste vivra par sa fidélité » (cf. Rm 1, 17) ; ce petit livre vaut donc la peine d'être ouvert.
Les premiers versets d'aujourd'hui sont un écho de la détresse suprême, celle du silence de Dieu. Et ici, comme ailleurs, la Bible ose des phrases presque impertinentes où l'homme se permet de demander des comptes à Dieu.
Mais Habacuc ne perd pas la foi pour autant...et ne se fait pas rappeler à l'ordre ! La réponse de Dieu ne lui fait aucun reproche ; il l'invite seulement à la patience et à la confiance ; les heures de victoire de l'ennemi ne dureront pas toujours.
Pour autant, Dieu n'a pas vraiment répondu à la question ; il n'a pas dit pourquoi, à certains moments, il semble devenu sourd à nos prières ... Si bien que le message d'Habacuc semble bien être : dans les épreuves, la seule voie possible pour le croyant c'est de garder confiance en Dieu : accepter de ne pas comprendre, mais ne pas accuser Dieu.
Toute autre attitude nous détruit : la méfiance à l'égard de Dieu ne nous fait que du mal. C'est probablement l'un des sens de la formule finale de ce texte : « Le juste vivra par sa fidélité ». Mais si la Bible nous fait lire les cris de détresse et même les reproches faits à Dieu, c'est qu'un croyant a le droit de crier sa détresse, son impatience de voir cesser la violence qui l'écrase.
Regardons un juste : le texte biblique dit « Abraham eut foi dans le Seigneur et cela lui fut compté comme justice » (Gn 15, 6). Quand, encore sur un appel de Dieu, Abraham s'apprêtait à offrir son fils unique, il ne comprenait pas, mais il a continué de faire confiance à celui qui lui a donné ce fils... Et, là encore, sa foi les a fait vivre, lui et son fils (Gn 22).

 

Père Luc Biquez