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Le Billet Spirituel..... pour prolonger le dimanche !


Parole_2La messe nous fait souvent du bien, nous recentre sur l'essentiel, nourrit notre vie sprituelle par le partage de la parole et de l'eucharistie, puis .... la semaine arrive et le quotidien reprend souvent la première place !

Pour que l'évangile du dimanche résonne concrètement dans notre semaine, nous vous proposons le "Billet Spi". Chaque dimanche, une piste simple et concrète pour que l'évangile prenne toute sa place et se déploie dans notre vie ordinaire.

Ce billet spirituel est généralement tiré de la rubrique "vers dimanche" du site Notre Dame du Web

 

Dimanche 30 avril

“Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent. ” Luc 24, 31

Nous ne voyons pas Jésus ressuscité. Nous expérimentons seulement les effets de sa présence en nous. Cette présence se manifeste dans notre corps, dans nos sens et dans notre cœur, à condition que nous le laissions faire son travail en nous. Il nous convie alors à davantage de foi, d’espérance et de charité. Bien souvent, nos yeux sont empêchés de le reconnaître. Notre vie ne dévoile pas facilement son sens. Nous marchons dans la nuit sans comprendre où nous allons. Parfois, une lueur fait son apparition, nos yeux s’ouvrent et la lumière jaillit dans nos esprits lents à croire. Une certitude monte du plus profond de nous, insaisissable mais bien réelle. Nous reconnaissons son passage et nous acquiesçons dans la foi. Non, ce n’est pas un rêve ! Seigneur, tu es Vivant, fais grandir en nous la foi !

Anne-Marie Aitken, xavière

Dimanche 16 avril- Pâques

“Il vit, et il crut.” Jean 20, 8

Mais qu’a donc vu Jean? Une femme inquiète, l’aube commençante, une pierre roulée, des linges mortuaires déposés en deux endroits, et un tombeau vide dans lequel il pénètre avec hésitation à la suite de Pierre. Il y entre incrédule, il en ressort croyant. Le choc, l’émotion, la mémoire de la parole qui prend corps en lui le propulsent vers les autres, tout en courant car il y a urgence. Pourquoi attendre pour annoncer à tous que le Christ est bien ressuscité comme il l’avait promis ? En Vie, vivant! Quelle joie! Tellement grande que les disciples courent partager avec tous la bonne nouvelle. Elle les déborde! Courons, nous aussi, pour la proclamer, la chanter. Courons car il est urgent de partager notre joie: Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité.

Marie-Bernadette Caro, CVX

 

Dimanche 9 avril

“Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !” Matthieu 21, 9

Nous le proclamons et chantons « avec les anges » à chaque messe : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, Hosanna ! Et nous le ferons avec des palmes à la main ce dimanche. Ces échos réguliers à l’acclamation des foules qui accueillaient Jésus entrant à Jérusalem soulignent deux dimensions importantes de notre foi. Tout d’abord, la joie ! Venir à la messe ne nous rend pas triste mais nous replonge dans ce bonheur incroyable de voir le Seigneur faire son entrée triomphale chez nous. Et l’autre dimension ? Elle est tout aussi essentielle et fait redoubler notre joie. Le Seigneur ne vient pas nous sauver en prenant la tête d’une armée. Il vient monté sur une ânesse, « plein de douceur ». La douceur sauve ? Chic !

Thierry Lamboley, jésuite

Dimanche 2 avril

Une manière de vivre ma relation au monde

Tous les cris de la société, de la terre, du désespoir, les cris des plus pauvres, de ceux qui souffrent pour plus de justice et de paix sont là dans notre quotidien. Pendant cette semaine, prenons le temps d’observer ce qui se passe autour de nous, d’être à l’écoute des cris qui parviennent à nos oreilles . Par exemple, laissons-nous pénétrer par les images, par les sons, par nos sens pour nous rendre présents aux appels et aux cris du monde. Prendre le temps de noter les émotions et les effets de ces cris en nous, les appels, les élans qu’ils suscitent : cela aide à ne pas rester dans l’indifférence mais invite à rejoindre ceux qui crient. Ils sont des repères, comme une goutte d’espoir qui peut nous relever. Autre exemple, prendre le temps de programmer une rencontre proposée par une association proche des plus pauvres, nous donner du temps pour nous interroger sur l’accueil des migrants, sur les questions soulevées par les partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Puis, dans un temps de méditation, autour de la parole de Dieu (par la lecture de la Parole du jour, d’un psaume, d’une prière), confier à Dieu ces cris qui montent à nos oreilles, pour lui dire notre colère ou désarroi, mais aussi notre espérance. Redire dans la prière les appels entendus, les cris du monde, la clameur de la terre pour les porter à Dieu. Et, à l’exemple de Jésus en faveur de son ami Lazare, oser intervenir : «Déliez-le et laissez-le aller. ».

Dimanche 26 mars

“Il se lava ; quand il revint, il voyait.” Jean 9, 7

En touchant les yeux d’un aveugle, Jésus fait un geste très simple. Quoi de plus ordinaire que de l’eau et de la terre ! Image de Création. Ce faisant, Jésus lui façonne un regard nouveau, le rend à lui-même alors qu’il n’a rien demandé, n’a exprimé aucun désir de guérison. Il a suffi à l’aveugle de se laver pour voir. En ce temps de carême, portons dans notre prière les catéchumènes de notre paroisse ou de notre diocèse qui vont bientôt recevoir le baptême. Comme cet aveugle, ils n’ont parfois rien demandé à Dieu, mais la lumière du Christ les a éblouis. Comme cet aveugle, ils sont mis à l’épreuve par leur propre famille et leur entourage. Comme cet aveugle, ils témoignent de Celui qui a transformé leur vie en ouvrant leur cœur à sa présence. Merci Seigneur de nous les donner !

Anne-Marie Aitken, xavière

Dimanche 19 mars

Attachons-nous à notre manière de nous comporter envers ceux que nous considérons peu fréquentables… et ils peuvent s’avérer être légion ! Bien sûr, il y a les personnes qui font la manche, celles qui dégagent une odeur insupportable, celles dont la tête nous fait peur, celles qui affichent leurs différences avec agressivité… Chaque soir, faisons mémoire de toutes ces personnes que nous avons croisées et regardons en vérité quelle a été notre attitude : un regard fuyant ou un regard franc, la tête baissée ou un sourire, l’agressivité, la peur dans notre cœur ou un cœur ouvert et large ? En avançant dans la semaine, nommons aussi toutes ces personnes de notre entourage que nous considérons comme peu fréquentables : manière de vivre différente, habitudes qui nous gênent, caractère difficile à nos yeux… et demandons humblement au Christ de ne pas les tenir à distance.

Dimanche 12 mars

De l’extraordinaire à l’ordinaire
Au fond, ce qu’il y a d’extraordinaire dans la Transfiguration, ce n’est pas d’abord ces signes cosmiques de la puissance de Dieu. C’est plutôt le fait que Dieu renonce désormais à s’imposer par de tels signes, et leur substitue l’humanité de son propre Fils. C’est lui qui est donné à voir, à écouter et à suivre, pour faire route avec Dieu. C’est bien ainsi que « la grâce est devenue visible » (1 Tm). L’extraordinaire du don de Dieu se cache dans l’ordinaire d’un homme qui donne sa vie jusqu’au bout pour nous. L’extraordinaire naît aussi, dans nos vies ordinaires, quand nous répondons à la grâce de donner gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Célébrer l’Eucharistie, ce dimanche, c’est communier au don de cette grâce. ^

Dimanche 5 mars

“ Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu...” Matthieu 4, 3 et 6

Le temps du Carême est fait pour nous orienter vers le mystère de la mort et résurrection du Christ dans lequel le baptême nous a plongés. Et depuis ce jour, nous sommes fils de Dieu ! Comme par hasard, l’évangile nous fait entendre celui qui tente de nous détourner de ce chemin. Le diable, car il faut bien lui donner un nom, cherche à semer la division entre Dieu et nous. Comment ? En nous faisant comprendre de travers ce que signifie être fils de Dieu !  En effet, la grâce du baptême nous rend-elle supérieur aux autres ? Nous fait-elle rechercher ce qui est puissant comme nous croyons que Dieu l’est ? Nous permet-elle d’échapper à la mort ? Jésus est tenté, comme nous le sommes. Alors, suivons-le dans son combat pour devenir Fils d’un Dieu bien surprenant.

Thierry Lamboley, jésuite

Dimanche 26 février

“ Ne vous faites pas de souci pour demain.” Matthieu 6, 34

Manger, boire, s’habiller sont des occupations quotidiennes qui nécessitent du soin. Quand ces occupations deviennent des préoccupations, nous sommes alors occupés à l’avance par de multiples soucis et notre cœur risque de s’y alourdir. Jésus remet les pendules à l’heure pour ordonner notre vie sans passer à côté de l’essentiel. Quel est donc cet essentiel ? Jésus le résume en quelques mots : chercher d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et le reste nous sera donné par Dieu en temps voulu. Quel appel dans nos vies à nous décentrer, à faire confiance, à compter les uns sur les autres, à nous rendre solidaires des plus petits ! Cette semaine, donnons priorité à ce petit mot qui peut passer inaperçu : « d’abord ». Nous verrons plus clair sur ce que nous faisons passer en premier.

Anne-Marie Aitken, xavière

 

Dimanche 19 février

Regardons cette semaine ce qui fait obstacle à notre amour de l’autre, voire de nous-même. Dressons en début de semaine la liste des personnes qui nous exaspèrent, avec qui nous sommes en conflit, envers qui nous récriminons sans fin… Chaque matin, en regardant notre journée, posons-nous la question de comment faire pour changer notre attitude, notre regard, notre coeur à l’égard d’une de ces personnes pour tout simplement essayer de l’aimer comme le Christ le fait. Peut-être que nous repérerons aussi quelques unes de nos difficultés ou conflits avec nous-même, en découvrant en quoi ils sont germes de paix ou de récriminations. Chaque soir, offrons au Seigneur les petits pas que nous avons fait pour nous ouvrir à l’amour, ou bien notre désir d’oser en faire demain

Dimanche 12 février

“ Vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.” Matthieu 5, 20

Quelle exigence dans cet évangile, et quelles énormes conditions pour entrer dans le royaume ! Jésus n’y va pas par quatre chemins. Il ne nous en propose qu’un seul. Notre justice doit dépasser celle des scribes et des pharisiens. Nous devons faire mieux que ceux qui vivent uniquement de la loi, aller au-delà d’une simple pratique. C’est dur à entendre, difficile à comprendre. Est-ce à dire que nous devons, certes, respecter la loi des hommes, mais le faire avec un supplément d’âme ? N’oublions jamais l’esprit de la loi qui cherche à nous rendre davantage humain, qui nous conduit à être des hommes et des femmes vivants. Soyons dignes et humbles, capables de demander l’aide de l’Esprit pour avoir le courage de paroles et d’actes posés en vérité et avec la liberté du cœur.

Marie-Bernadette Caro

Dimanche 5 février

Ensemble, sel et lumière

L’évangile est au pluriel : « Vous êtes le sel (…) la lumière ». Certes, il est bon de recevoir cette parole personnellement mais Jésus parle ici à son petit groupe. La communauté est le véritable sel ou la véritable lumière. C’est parfois difficile à croire le dimanche, en regardant ma paroisse… Faire communauté n’est pas une option, ni une volonté de l’un ou de l’autre membre. Cela nous tombe dessus, d’en-haut. Ne sommes-nous pas assis dans le même espace pour écouter l’évangile, comme les disciples sur la montagne ? Jésus nous y rassemble pour nous envoyer rayonner. Aujourd’hui, je regarde ces visages de croyants qui communient, et réalise comment, ensemble, nous sommes lumière du monde grâce au même Seigneur.


Dimanche 29 janvier

“ Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice.” Matthieu 5, 10

Jésus le répète dix fois : heureux ! Nous sommes donc invités avec une réelle insistance au bonheur, à la joie de l’Évangile, et cela en toutes circonstances. Il n’exagérerait pas un peu quand il parle d’être heureux même dans les persécutions et les insultes ? Oui, comment être heureux dans ces moments-là ? Nous ne sommes pas des surhommes ou femmes… Le texte hébreu donne peut-être une clé de lecture car il ne dit pas «heureux» mais «en marche».   Là, cela nous devient viable, plus accessible. Marcher sans s’arrêter, quelles que soient les circonstances. Marcher car nous allons tous vers le même but : le royaume des cieux. Jésus nous invite à ne pas faire du sur place mais à être des hommes et des femmes en marche. Alors vite, partons sur la route du Seigneur car lui nous ouvre la voie !

Marie-Bernadette Caro, CVX

 

Dimanche 22 janvier

“ Pays de Zabulon... route de la mer... Galilée des nations!” Matthieu 4, 15

Aujourd’hui, il suffit que quelqu’un prononce le mot « périphéries » pour que tout le monde pense au pape François et à son leitmotiv sur une Église « en sortie », prête à aller porter le Christ « jusqu’aux périphéries existentielles ». Effet de mode ? Pas si sûr, car où va Jésus après son baptême ? Où se dirige-t-il une fois le Tentateur mis KO ? Retourne-t-il à Nazareth auprès des siens ? Non. Il va vers des pays au nom bien étrange : Zébulon, Nephtali. Il prend la route de la mer, selon l’expression biblique, oh combien suggestive aujourd’hui ! Il s’en va au-delà du Jourdain, le «périphérique » de l’époque ! Bref, la destination choisie par Jésus est : « Galilée des nations ! » Les évangiles nous ont toujours parlé des périphéries où se joue l’existence de l’humanité. C’est là que Jésus aime aller. Et nous ?

Thierry Lamboley, jésuite