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La Présentation du Seigneur

Quarante jours après Noël, Jésus est présenté au Temple par ses parents, comme cela était prescrit. Mais il vient aussi à la rencontre du peuple des croyants, en la personne du vieillard Syméon.La Présentation du Seigneur

La Présentation de Jésus au Temple entre dans l’ensemble du mystère de Noël. A la Nativité, Jésus est présenté aux bergers ; lors de l’Épiphanie, aux mages ; au Temple, il est présenté au peuple de l’Alliance personnifié par Siméon et Anne. C’est à notre tour aujourd’hui de l’accueillir en adoptant l’attitude de Siméon.

La messe de la Présentation est précédée par la bénédiction des cierges, et par la procession vers l'autel de la messe : ce rite de la lumière évoque la rencontre entre le vieillard Syméon et l’Enfant-Jésus. La fête de la Présentation était autrefois connue sous le nom de « la chandeleur », en raison de la procession des cierges. En effet, La chandeleur provient de l'expression festa candelarum : la fête des chandelles.

Siméon, homme de l’attente

Nous ne savons rien de sa vie, sinon le sens qu’il lui donnait. Il avait vécu pour cette rencontre, ranimant sans cesse son espérance. Lui, « l’homme juste et religieux », il a été un humble témoin de l’attente la plus pure du Christ en Israël. Il a fait confiance à l’Esprit et à la parole divine lui promettant de « voir le Messie de Dieu », au milieu des circonstances historiques pourtant peu favorables apparemment : le règne du tyrannique et cruel Hérode le Grand, l’occupation romaine et une crise du Judaïsme… La révélation faite par l’Esprit était sa certitude et sa force.
Aujourd’hui, nous devons être les porteurs de l’espérance dans la venue et la présence du Seigneur au milieu du monde. Le contexte peut nous paraître défavorable : perte du sens de Dieu, emprise des biens matériels, pouvoir exorbitant et amoral des médias, effacement des références religieuses… L’Esprit nous dévoile que le Christ vient et qu’il agit au cœur de ce monde. Cette certitude nous fait vivre et agir.

Siméon, homme de foi

Quelle acuité de regard chez ce vieil homme ! Le Sauveur promis lui est présenté sous les traits d’un enfant ressemblant à tous les autres qui ce jour-là étaient portés au Temple, pauvre parmi les pauvres. Comment a-t-il pu le reconnaître sans hésitation ? La foi éclaire ses yeux de vieillard; il «prend dans ses bras» cet enfant que Dieu nous donne, et il bénit Dieu. Siméon est le modèle du croyant qui sait écouter ce que Dieu lui dit et voir les signes de l’Esprit, même minimes ou surprenants.
Son attente est comblée, et il a le sentiment d’avoir accompli sa mission. Une paix profonde l’envahit parce que s’est réalisé pour lui ce pour quoi il a vécu chacun de ses jours. Il peut s’en aller, avec cette joie de croire que «le salut est préparé à la face de tous les peuples ». Le Vieillard Siméon, qui n’a peut-être jamais quitté Jérusalem, a une âme d’apôtre…
Nous qui, aujourd’hui, reconnaissant le Sauveur sous l’humble signe du pain et du vin, le prenons en nos mains, bénissons Dieu. Notre mission est de proclamer par la parole et par nos vies, que Jésus est venu pour tous les hommes.

Pistes pour un partage de l'Évangile selon saint Luc 2,22-40

1. Dans le récit, propre à Luc, de la présentation de Jésus au Temple, Syméon occupe, à côté des parents de l’enfant, une place centrale. Il appartient au groupe des hommes justes et pieux qui attendent le Messie. Poussé par l’Esprit, Syméon prend l’enfant dans ses bras et entonne un cantique inspiré de la seconde partie du livre d’Isaïe. Ses yeux ont vu le salut que “Dieu a préparé à la face de tous les peuples”. Cet enfant n’est pas seulement la gloire d’Israël ; Syméon reconnaît en lui la lumière appelée à éclairer les nations païennes. Tout l’évangile de Luc est contenu en germe dans cette magnifique bénédiction.
2. Mais voici que la louange, célébrant la gloire et la lumière, s’efface devant une prophétie évoquant le drame de la division et le glaive, symbole de douleur. Cette annonce s’adresse nommément à Marie, si bien qu’on peut y voir une sorte de complément de l’annonce, par l’ange Gabriel, de la naissance de Jésus. Celui-ci sera un “signe contesté” en ce sens qu’il “provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël”.
3. Or Marie se trouve étroitement associée au destin de son fils : “Ton cœur à toi aussi sera transpercé d’un glaive”. La mère partage l’existence dramatique du Messie qui, par sa vie et sa mort, dévoilera les pensées secrètes d’un grand nombre. La prophétie de Syméon concerne, à travers Marie, chacun(e) de nous. Il dépend de nous, ici et maintenant, que Jésus soit pour nous un signe de chute ou de relèvement.

Paru dans Croire Paroisse du 20 janvier 2015