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Au lendemain de sa canonisation, mieux connaitre mère Teresa de Calcutta

sources : cybercuré et croire

 

Vie de Mère Teresa de Calcutta (1910 - 1997)

1. Biographie de Mère Teresa - Enfance et adolescence au Kosovo

La vie de Mère Teresa de Calcutta a commencé au Kosovo. Agnès Gonxha Bojaxhiu, d’une famille d’origine albanaise, est née le 26 août 1910 à Skopje, capitale du Kosovo. À l’âge de douze ans, Agnès commence à ressentir l’appel de se consacrer à Dieu. La vie de Mère Teresa comporte alors deux périodes bien distinctes : sa vie dans l’institut de Sœurs de Lorette et sa vie dans l’ordre des Missionnaires de la Charité.

 

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Mère Teresa rencontre Jean-Paul II

2. Biographie de Mère Teresa - Religieuse à l’Institut des Sœurs de Lorette

En 1928, à l’âge de dix-huit ans, elle entre à l’Institut des Sœurs de Lorette, en Irlande. En 1929 elle est envoyée à Calcutta. En 1931, après deux années de noviciat, elle fait sa première profession de foi et prend le nom de Teresa. Elle enseigne la géographie à l’école Sainte-Marie à Calcutta où elle est nommée directrice en 1944. Elle reçoit l’appel de consacrer sa vie aux pauvres des bidonvilles. En 1946 avec le soutien de l’archevêque de Calcutta, elle obtient du pape Pie XII la permission de quitter l’ordre des Sœurs de Lorette.

3. Biographie de Mère Teresa - Fondation des Missionnaires de la Charité

En 1948, la vie de Mère Teresa de Calcutta se transforme. C’est un tournant dans la biographie de Mère Teresa. Elle s’installe dans un bidonville (à Taltola) avec quelques autres religieuses qui l’ont suivie. Elle crée la fondation des Missionnaires de la charité, établie officiellement dans le diocèse de Calcutta en 1950. Les Missionnaires de la Charité sont des religieuses.

Elle prend désormais le nom de Mère Teresa, car elle a choisi la petite Thérèse comme patronne et guide vers la sainteté. Durant plus de 40 ans, la vie de Mère Teresa a été consacrée aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants. Cela commença avec l’ouverture du ’mouroir’ de Calcutta pour assurer une fin digne à ceux qui, leur vie durant, avaient vécu "comme des bêtes". En 1996, la congrégation des Missionnaires de la Charité comptait 517 missions dans plus d’une centaine de pays. Il y a actuellement près de 4 000 sœurs Missionnaires de la Charité.

4. Elle a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1979

Elle a reçu plusieurs récompenses pour son travail, notamment le Prix de la Paix du Pape Jean XXIII en 1971. Elle a reçu également le Prix Nobel de la Paix en 1979 pour son action en faveur des déshérités en Inde. Elle a utilisé sa notoriété mondiale pour attirer l’attention du monde sur des questions morales et sociales importantes.

5. Épreuve spirituelle de la Nuit de la Foi

Pendant 50 ans la vie de Mère Teresa de Calcutta a été marquée par la grande épreuve spirituelle de la nuit de la foi. Elle était assaillie par le doute concernant l’existence de Dieu. Ces années de nuit intérieure constituent un trait important de sa figure spirituelle. C’était un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière un visage paisible qu’elle avait en public. Personne ne savait qu’elle était aussi tourmentée. Cette épreuve de la nuit de la foi apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication en 2007 d’un ouvrage compilant 40 lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu’elle voulait voir détruites pour certaines.

6. Biographie de Mère Teresa - Mort de Mère Teresa en 1997

Après un premier infarctus en 1983, sa santé se détériore sérieusement à partir de 1990. Suite à une crise de paludisme et à un arrêt cardiaque, elle abandonne ses responsabilités à la tête de la communauté en mars 1997. Pendant ses 10 dernières années, elle a été souvent malade et hospitalisée. Elle meurt dans son couvent de Calcutta à 87 ans, le 5 septembre 1997.

L’Inde a déclaré le lendemain de sa mort jour de deuil national. Elle a offert des funérailles nationales à sa plus grande héroïne depuis Gandhi. La mort de Mère Teresa a été l’occasion d’un hommage unanime ; ses obsèques ont rassemblé des croyants de toutes les religions. Les funérailles de Mère Teresa ont été célébrées dans le Stade de Calcutta.

 

La canonisation de Mère Teresa

La canonisation est une procédure exceptionnelle qui demande du temps et du discernement. Le parcours de Mère Teresa de Calcutta illustre bien ce chemin de sainteté.

PH c DR

"S'il y a des pauvres sur la Lune, alors nous irons sur la Lune"

Pour beaucoup, cet amour des plus démunis a déjà fait de Mère Teresa une sainte. "Une décision de Rome ne changerait rien pour les gens de Calcutta : pour eux, elle intercède déjà auprès de Dieu", estime le P. Hansal Souza, un proche de la congrégation.

Tous à Calcutta connaissent le dévouement aux pauvres de Gonxha (Agnès) Bojaxhiu, née dans l'actuelle Macédoine, le 26 août 1910. Ses parents, catholiques, emmènent leurs trois enfants à la messe tous les jours.

A 18 ans, elle entre chez les religieuses de Notre-Dame-de-Lorette et prend le nom de Thérèse, en souvenir de la "petite Thérèse" de Lisieux. Celle-ci gardera toujours une place importante dans son cœur.

Envoyée en Inde en 1929, elle y enseigne aux enfants pauvres, qui la surnomment très vite "Ma", diminutif de mother (Mère). Toute sa vie, elle gardera ce surnom. "Elle était très maternelle. Peut-être parce que sa mère avait été très importante pour elle. Elle en avait d'ailleurs gardé certaines habitudes, comme celle de déplacer les meubles du couvent quand elle rentrait de voyage, ou de marcher très vite !" confie le P. Brian Kolodiejcuk, prêtre de la congrégation. Puis elle enseigna la géographie à des jeunes filles des hautes castes.

Consacrer sa vie aux plus pauvres

Mais, le 10 septembre 1937, elle entend l'appel du Seigneur : consacrer sa vie aux plus pauvres. Il lui faudra près de dix ans pour obtenir l'autorisation de quitter les religieuses de Lorette et fonder sa propre congrégation.

Avec cinq roupies (quelques centimes) et un savon, elle entreprend d'aider ceux qui vivent dans la rue. Le 7 octobre 1950, la fondation des missionnaires de la Charité est approuvée par le pape. Deux ans plus tard, elle ouvre, à Calcutta, le mouroir de Kalighat.

Rapidement suivent une douzaine d'établissements pour les plus démunis : lépreux, malades mentaux, orphelins...

Une demande exceptionnelle

Mais cette vie, aussi exemplaire fut-elle, ne suffira pas pour être déclarée sainte. En effet, pour être béatifié ou canonisé, il faut suivre une procédure rigoureuse prévue par l’Église. En janvier 1999, le Vatican annonçait, qu'exceptionnellement, la demande de sainteté de Mère Teresa pourrait être déposée avant le cinquième anniversaire de sa mort, comme la règle l'exige habituellement. Neuf théologiens étudient la position.

Aussitôt, une vaste procédure démarrait. Le 26 juillet 1999, la congrégation préposait la canonisation de sa fondatrice. Mgr Henry D'Souza, archevêque de Calcutta, ordonnait alors une vaste enquête : il s'agissait de réunir les preuves de ses vertus chrétiennes et de son rayonnement spirituel, dans le diocèse dans lequel elle est décédée (celui de Calcutta). Il a donc fallu rassembler des écrits de Mère Teresa, des lettres, des témoignages, mener des entretiens...

Au total, plus de 80 volumes ont été réunis (soit 35 000 pages !) et transmis au Vatican. Le P. Brian Kolodiejcuk, un Canadien ordonné prêtre dans la congrégation en 1985, fut nommé, par Mgr D'Souza, "postulateur" de la cause en sainteté de Mère Teresa auprès du Tribunal de la cause des saints à Rome, c'est-à-dire une sorte d'avocat.

"Jusqu'en août 2001, ma charge a consisté en la rédaction de la positio (position), une sorte de résumé de cette enquête diocésaine, en deux parties : une biographie faisant état de ses vertus et de sa sainteté, et un miracle." Celle-ci ne comporte que... 5000 pages !

Un miracle !

Pour être déclaré bienheureux, il faut, en effet, être à l'origine d'un miracle. Et pour ensuite être déclaré "saint", il faudra à Mère Teresa, comme aux autres saints, être à l'origine d'un autre miracle, effectué hors d'Inde. "Ce miracle, nous l'avons découvert, explique le P. Brian. Le premier jour anniversaire de la mort de Mère Teresa, le 5 septembre 1998, dans le nord de l'Inde, une femme fut amenée chez les missionnaires de la Charité. Elle avait l'estomac gonflé comme celui d'une femme enceinte de six mois. Elle était trop faible pour être opérée. Les sœurs ont apposé sur son ventre une médaille qui avait touché le corps de Mère Teresa. Le lendemain, la tumeur avait disparu."

Ce miracle a été étudié au Vatican par une commission de cinq médecins qui devait répondre par un simple oui ou non à la question suivante : "La guérison peut-elle s'expliquer médicalement ?".

La béatification de Mère Teresa de Calcutta a lieu le 19 octobre 2003.

Elle a été canonisée à Rome le 4 septembre 2016 et sera désormais fêtée tous les 5 septembre sous le nom de sainte Thérèse de Calcutta.