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La lettre du CCFD pour le mois de mai

Le bien commun

Il existe deux définitions du bien commun :

Celle de Gaudium et Spes § 26 : « Le bien commun, c’est-à-dire cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée. » Elle est reprise par François dans Laudato si' § 156

Celle de Benoît XVI dans Caritas in veritate § 7 : « C’est le bien du nous-tous, constitué d’individus, de familles, et de groupes intermédiaires qui forment une communauté sociale. Ce n’est pas un bien recherché pour lui-même mais pour les personnes qui font partie de la communauté sociale. »

Le principe du bien commun va au-delà de la recherche de la plus grande somme totale de bien-être de l’ensemble des individus de la communauté, qui peut se faire au détriment de certains d’entre eux (se rappeler Caïphe en Jn 11,50 : « C’est votre avantage qu’un seul homme meure pour tout le peuple »).

Le bien commun nous interroge chacun personnellement : il n’est bien sûr pas question de rejeter a priori toute recherche d’amélioration du bien-être. Mais est-ce que je l’accomplis en tant qu’individu isolé, pour moi seul, ou en tenant compte du réseau de relations dans lesquelles je suis inséré en tant que membre d’une communauté ?

Le bien commun nous renvoie à la dimension politique puisqu’il convient d’agir sur les institutions qui structurent la vie sociale. Pour Benoît XVI, il s’agit d’une exigence de justice et de charité, la voie institutionnelle et politique de la charité. Et pour lui comme pour François, cette exigence va nécessairement déboucher sur un appel à la solidarité, avec une attention particulière en direction des plus pauvres sans laquelle la réalisation du bien commun ne peut se faire.

Quels que soient les accents que nous donnons à nos engagements, par exemple dans l’un ou l’autre des réseaux thématiques du CCFD et aussi à l’intérieur de l'Eglise, quelle que soit la forme que nous leur faisons prendre, individuel, associatif, plaidoyer… nous devons sans cesse nous demander comment les rendre toujours plus conformes à l’exigence de bien commun.

Gérard Degrond

 

Accueil des migrants


Pour son premier déplacement, en juillet 2013, le Pape François s’est rendu à Lampedusa. Après avoir lancé la question : « Où est ton frère ? » comme une question adressée à chacun de nous, il a dénoncé la mondialisation de l’indifférence. Mais rappelons-nous aussi qu’il a exprimé sa gratitude à tous ceux qui, sur cette île, ont su porter attention aux migrants

Plus près de nous en septembre 2015, François a appelé chaque paroisse à accueillir une famille de réfugiés.

Enfin tout récemment, au cours de la messe des Rameaux, le Pape a de nouveau rappelé sa préoccupation pour les réfugiés, allant jusqu’à comparer la Passion du Christ au sort des réfugiés. Et il a choisi, pour le Jeudi Saint, de laver les pieds de 12 jeunes demandeurs d’asile.

Le CCFD-Terre Solidaire a fait de la question des migrations une des thématiques importantes des actions qu’il développe avec ses partenaires. Nous avons pu en découvrir un des aspects lors de la visite de Sheila Reyes Aguilar venue récemment nous parler de l’action de la RED au Nicaragua.

Mais même si en France nous sommes bien moins submergés par les migrants, et encore moins par les réfugiés, que bien d’autres pays, cela ne nous dispense pas de nous poser la question de notre attitude concrète ici-même. Est-ce que le fait de soutenir des partenaires là-bas nous dispense de toute action ici-même à l’égard de toutes les personnes qui rejoignent notre territoire ?

Des membres du CCFD, à titre individuel ou en groupes, ont déjà répondu à cette question et se sont engagés, certains depuis longtemps (par exemple les associations Habitat Saint Roch et AAFD association d’aide aux familles en difficulté,  dans le Val-de-Saône, ou encore la CUM, coordination urgence migrants).

D’autres ont entendu l’appel de la structure diocésaine qui s’est mise en place depuis quelques mois, l’ACLAAM (Association catholique pour l’accueil et l’accompagnement des migrants). Plusieurs associations locales (paroissiales et/ou inter-mouvements) se sont créées ou sont en cours de création pour développer cette action. Les militants du CCFD y ont toute leur place.