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La lettre du CCFD pour le mois de janvier

 

 

 

Une journée de réflexion et d’échanges à la cellule migrant du diocèse

La Cellule diocésaine d’accueil des migrants (ou ACLAAM) a organisé le 3 décembre dernier une journée de formation, d’échange et de partage d’expériences...

D’abord, quelques précisions pour se repérer dans les sigles et les différentes associations :

La CUM (Coordination Urgence Migrants) est née en mars 2014 lorsqu’après l’évacuation du camp de Saint-Fons-Sampaix, plusieurs dizaines de migrants se retrouvèrent à la rue. Grâce à l’action courageuse et tenace du Père Bruno-Marie DUFFÉ en particulier, plusieurs associations coordonnèrent leur action. Ces associations, une quinzaine, confessionnelles (Secours Catholique, CCFD, Cimade, etc...) ou non (RESF Réseau Education sans frontière, LDH Ligue des Droits de l’Homme, ATD-Quart-Monde, etc) continuent à travailler ensemble au sein de la CUM.

La cellule diocésaine ou ACLAAM (Association Catholique pour l’accueil et l’accompagnement des migrants) est née en septembre 2015 quand le Pape François a demandé que «chaque paroisse accueille une famille de migrants». Une quarantaine d’équipes ou d’associations paroissiales se sont portées volontaires... et très vite est venue l’idée de créer une association diocésaine, qui fait bien-sûr partie de la CUM, au service de ces équipes locales. Celles-ci sont actuellement une soixantaine, représentant plus de 100 familles accueillies, de toutes origines et de toutes situations, soit environ 350 personnes. L’ACLAAM anime le réseau de ces associations locales, aide à trouver des logements, signe des partenariats avec des associations comme «Habitat et Humanisme» ou «Alynéa» 1, joue le rôle d’interface entre les équipes locales et les autorités publiques.

La journée du 3 Décembre se structurait autour de trois axes principaux :

1°) La durée. Comment, accueillants et accueillis, construire dans la durée ? Il s’agit de relever le triple défi de l’accueil, souvent dans l’urgence de la recherche d’un toit, de l’accompagnement au fil des jours : la scolarisation des enfants, l’apprentissage de la langue, les interminables démarches administratives et enfin de l’autonomisation en favorisant l’accès à l’emploi.

2°) La mutualisation des expériences en animant le réseau, en favorisant les échanges d’expériences, de solutions, en accompagnant les équipes, etc.

3°) la référence au sens et à l’Évangile : nous sommes toujours tendus entre la nécessaire prudence humaine et la radicalité de l’exigence évangélique : «J’étais un étranger et vous m’avez accueilli (Mat 25, 35). Ce thème développé par le Frère Jean, de Taizé.

Sans entrer plus longuement dans le détail de l’organisation de la journée, rappelons simplement les thèmes des ateliers, reflets des préoccupations actuelles des associations locales et de l’ACLAAM. «Quel accueil possible pour les migrants qu’on ne peut héberger ?» «Accueillis et accueillants, quels enjeux pour construire ensemble l’avenir ?» «Comment gérer la durée de l’hébergement ?» «Comment accompagner les migrants au retour à l’emploi ?» «Quelle mutualisation et communication possibles entre les équipes ?»

Une autre rencontre de ce type aura probablement lieu au printemps 2017. Pour conclure sur le sens de l’accueil, un texte du CCFD-Terre Solidaire pour Diaconia 2013 : «Si, en tant que chrétiens, nous sommes invités à accueillir l’étranger, ce n’est pas uniquement par charité à son égard mais parce que l‘Évangile est avant tout une invitation à la rencontre. Une rencontre qui évoque la vie portée par chacun, qui provoque à aller plus loin et qui convoque à faire chemin ensemble. La rencontre fait de l’Évangile un lieu de relation plutôt qu’un objet de transmission. La rencontre nous conduit ainsi à dire que l’Évangile est autant qu’un message à transmettre, une conversation à établir : une conversation à travers laquelle chacun évoque, provoque et convoque la vie de l’autre».

André Blandin

refugies@lyon.catholique.fr

 

Epiphanie

 

Epiphanie, c’est le même évènement que Noël qui devient universel : du particulier avec les bergers à la planète toute entière avec les mages.

Epiphanie veut dire tout simplement Manifestation de Dieu, Révélation de Dieu.

En Jésus-Christ, Messie et Sauveur à travers l’enfant de la crèche, Dieu se manifeste dans l’Histoire des Hommes à toute l’humanité.

Au CCFD-Terre Solidaire, nous osons croire dans cette manifestation de Dieu aussi surprenante : Que celui que nous croyons « Tout Puissant » puisse se faire « vulnérable, petit, pauvre de tous » : naître dans une étable « car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » Luc, 2, 7

C’est pourquoi Jésus devenu adulte va s’identifier aux plus pauvres : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères c’est à moi que vous l’avez fait » Matthieu 25,40

Pour nous aujourd’hui avec le CCFD-Terre Solidaire que nous faisions partie des bergers, que nous faisions partie des mages, il s’agit, dans notre liberté souveraine :

-> de reconnaitre devant l’enfant de la crèche, celui qui doit venir, celui qui vient et  celui qui viendra, Dieu

-> de méditer devant la crèche pour découvrir Dieu car « celui qui me voit, dit Jésus, voit le Père »

->  d’offrir à Dieu tout au long de cette nouvelle année 2017 notre temps, nos prières, notre méditation de l’Evangile, de sa Bonne Nouvelle

-> d’offrir à Dieu à travers les plus pauvres ici en France et là-bas avec nos partenaires ce dont ils ont besoin : manger et boire, se loger, obtenir des papiers, du travail, de la dignité, de la fraternité, de l’amitié, de la solidarité, en un mot de l’Amour .

 

De manière forte et symbolique au sens fort des termes, les mages qui représentent toutes les nations ont offert l’or, l’encens et la myrrhe. Cela nous entraîne déjà à la semaine sainte, à Pâques.

En se faisant l’un de nous, homme au milieu des hommes, Dieu en Jésus se fait notre frère : il crée une famille nouvelle, il crée une nouvelle fraternité.

Bonne année à tous, Le Salut de Dieu à chacune, à chacun !

 

Régis CHARRE aumônier diocésain