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Saint Christophe: Meditation sur la Force et la Faiblesse

Chapitre 4

 

La Richesse Symbolique du Récit

 

Il me semble tout d’abord que ce merveilleux récit frappe par la richesse de symboles, ordonnés autour d’un seul thème : la force, avec son opposé qui lui est lié : la faiblesse.

La force, le pouvoir, la puissance, c’est d’abord ce que Christophe est en lui-même physiquement : un géant terrifiant de 12 coudées, c'est-à-dire environ 6 mètres de hauteur. 12 est le nombre des tribus d’Israël, et c’est aussi le nombre des apôtres du Christ, c’est un nombre qui comporte la notion de quelque chose à son état de complétude ou perfection.

Et puis, la force, le pouvoir, la puissance, c’est aussi ce que Christophe désire de toutes ses capacités mentales. Son obsession à servir le roi le plus fort et le plus majestueux qui soit au monde trahit son état psychologique : il est aisé de penser que Christophe ne peut accepter l’idée même d’être battu et ainsi il utilise toutes ses forces à mettre les chances de son coté, en se mettant au service du roi le plus puissant. Peut-être le grand et fort Christophe montre-t-il déjà quelque signe de faiblesse au travers cette quête incessante : pourquoi devrait-il être aussi soucieux de servir le roi le plus puissant de l’univers si ce n’est parce que déjà se trouve à l’intérieur de sa personne la présence de peur et de faiblesse qu’il combat de toutes ses forces ? Mais peut-être est-ce déjà aller trop vite en besogne, reprenons les faits du récit.

Le premier prince qu’il vient à servir semble faire l’affaire. Il se trouve un changement curieux de terminologie à son sujet : bien qu’il soit d’abord appelé ‘prince’, il est ensuite nommé ‘roi’, indiquant peut-être le fait que bien entendu il ne répond à personne et se trouve être tout-puissant. Et c’est ce que Christophe recherche : le pouvoir ultime, l’autorité indiscutée contre quoi rien ni personne peut mettre en cause. Plus encore : Christophe prend résidence à l’intérieur du palais, comme pour mieux souligner la solidité de la demeure. Mais rapidement, un problème survient : même ce roi semble avoir peur d’un certain ‘diable’. Le bref dialogue qui s’ensuit trahit un rapport de force qui ne fait que répéter la marque de faiblesse du roi. Non seulement est-il apeuré par le diable, mais Christophe prouve le fait qu’il est lui-même plus puissant que son interlocuteur : ‘si tu ne me le dis pas, je te quitte’, comme pour signifier que la personne de Christophe est plus importante que celle du roi dans toute sa majesté. Et la suite montre qu’il en est bien ainsi : en cédant au chantage, le roi se place en conséquence dans une position inférieure. Et Christophe ne peut que mépriser ce qui est plus bas que lui-même !

 

A suivre...

 

Retrouvez les épisodes précédents :

épisode 1

épisode 2

épisode 3