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Saint Roch, le guérisseur de l'impossible

Comme chaque année, notre site vous propose son feuilleton estival.  Partons à la découverte de saint Roch !

Cette biographie est directement inspirée du livre  "Saint Roch le guérisseur de l'impossible", de Françoise Bouchard, éditions Résiac.

Vous pouvez retrouver ici le premier épisode .

 

Chapitre deux : une enfance dans la lumière.

Le nouveau-né fut baptisé dans les jours qui suivirent : il reçut le prénom de Roch. Libérie, comme le faisaient la plupart des femmes de son époque, se chargea personnellement de son éducation.

Cette femme à la personnalité affirmée veilla à transmettre à son fils ce qu'elle avait de plus précieux :

Elle éveilla sa foi, lui redisant sans cesse l'histoire du peuple de Dieu et de Jésus Christ. Elle lui raconta à profusion des vies de saints, les illustrant par de nombreuses anecdotes, pour que, s'identifiant à eux, l'enfant excelle à les imiter. Dame Libérie insistait beaucoup sur cette double réalité : nous ne pouvons rien sans la grâce, mais celle-ci serait stérile si nous ne fournissions pas les efforts nécessaires pour y correspondre. Parmi les saints qui lui étaient ainsi devenus familiers, l'enfant manifestait une prédilection pour François d'Assise, ce riche fils de drapier devenu l'époux de Dame Pauvreté.

Lui apprenant les prières et l'attitude intérieure de présence constante à Dieu, dame Libérie éveillait la piété de son enfant. Par leurs visites régulières à Notre dame des Tables elle lui inculqua aussi une confiance inébranlable en Marie.aumone

Mais la foi de dame Libérie était profondément ancrée dans cette parole : « tout ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait » (mt,25). C'est pourquoi elle transmit à son fils la charité, lui faisant considérer, en toute circonstance, chacun de ses semblables comme un autre Christ. Elle l'emmenait visiter les malades et les pauvres, prodiguant ses soins aux uns et ses aumônes aux autres. Roch comprit très bien la leçon puisque, dès l'âge de cinq ans, il leur réservait régulièrement une partie de ses desserts ou de ses friandises. Vers douze ans, il leur offrit maintes fois tout le contenu de sa cassette personnelle et il n'était pas rare qu'il ramène l'un d'eux à la maison. Roch sensibilisait aussi ses camarades à cette détresse et nombreux furent ceux qui s'inspirèrent de son exemple. Ensemble, il leur arrivait souvent de partir dans la garrigue pour en ramener fagots de bois sec, asperges, poireaux sauvages et herbes médicinales qu'ils redistribuaient ensuite.

Dame Libérie, veillait aussi à former la raison de l'enfant, en développant son esprit critique, l'exerçant à discerner le bien du mal, le vrai du faux, l'essentiel de l'accessoire et lui enseignant les mystères de la nature.

En toute chose, elle formait son caractère sur les seuls fondements de l'amour : elle l'engageait à accomplir toutes ses actions pour honorer Dieu à travers son Fils incarné et non pour échapper à un quelconque châtiment : elle l'entrainait sur cette petite voie qui consiste, selon sainte Thérèse à « découvrir, dans la vie courante, du matin au soir, des occasions de faire, pour l'amour de Dieu, des actes insignifiants en apparence mais dont la répétition incessante est des plus précieuses et conduit à cette délicatesse envers Dieu et envers le prochain qui, lorsqu'elle est constante et profondément sincère, est la marque de la charité parfaite »

Son père, que ses activités professionnelles attiraient souvent au dehors, complétait pourtant harmonieusement les talents d'éducatrice de son épouse, ne manquant pas de s'informer des progrès de son fils, l'encourageant sans cesse à mieux correspondre l'accomplissement de la volonté divine.

Après ses humanités et sa rhétorique, maitre Jean, désireux de le voir succéder à ses fonctions, le fit inscrire à la faculté de droit. Malgré ce, il trouvait le temps de suivre des cours à la faculté de médecine pour apprendre à soulager de son mieux ceux qui, souffrant dans leur chair représentaient à ses yeux l'image vivante du Christ crucifié. C'est là qu'il s'initia entre autres au maniement de la lancette, qu'il portera désormais toujours sur lui.

Etudiant, très prisé par ses camarades, mais gardant en tout une sobriété et maitrise de soi, s'abstenant de toute ripaille ou signes ostentatoires de sa fortune dans son habillement, il sollicita son admission dans le Tiers Ordre franciscain et en reçut avec joie le scapulaire.

Oui, à 17 ans, la vie de Roch semblait toute tracée, dans un destin simple et lumineux. Pourtant ....