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Saint Roch, le guérisseur de l'impossible

Comme chaque année, notre site vous propose son feuilleton estival.  Partons à la découverte de saint Roch !

Cette biographie est directement inspirée du livre  "Saint Roch le guérisseur de l'impossible", de Françoise Bouchard, éditions Résiac.

Vous pouvez retrouver ici l'épisode précédent.

 

Chapitre  sept : retour à Montpelliervitrail_saint_roch


Après des semaines de marche, Roch arriva à Montpellier. Ses traits émaciés, ses cheveux épars, ses chaussures éculées et sa tenue de pèlerin élimée et poussiéreuse furent cause que personne ne le reconnut. Les gardes les laissèrent entrer dans la ville comme le plus misérable des roumieux, et Roch ne se fit pas reconnaitre.

Parvenu à un carrefour, il s'assit sur un banc pour se reposer. Là, il fut arrêté et mis en prison sur ordre du gouverneur car son aspect le fit soupçonner d'être un membre des Grandes Compagnies, (bande de mercenaires et de brigands). Enchainé comme un criminel, Roch fut jeté dans un cachot obscur, envahi de saletés et de scorpions. Il ne protesta pas, ne clama pas son innocence ni ne fit valoir sa naissance auprès de ce gouverneur qui était pourtant son oncle.

Revenu sur les conseils de l'ange pour parfaire sa sainteté dans la pénitence, il choisit de ne pas dire un mot. Il vécut ainsi cinq longues années, martyr du silence se consumant en lente agonie, offrant chaque jour sa vie pour la conversion des pécheurs, fixant son cœur et ses pensées sur la passion du Christ.

Un jour, sentant arriver la mort, Roch demanda à son geôlier la présence d'un prêtre pour recevoir les derniers sacrements. Dès que celui-ci fut entré dans le noir cachot, il fut saisi de stupeur devant ce moribond de qui émanait une intense clarté, projetant des rayons lumineux tout autour de lui. Il le confessa, lui donna l'extrême onction et le viatique puis il courut chez le gouverneur lui annoncer qu'il venait d'administrer un grand saint dans sa prison.

Dans la ville, la nouvelle se propagea à la vitesse de l'éclair « Un saint est en train de mourir dans la prison ! », criait-on de place en place et de ruelle en ruelle.
La foule se pressa à la porte de la cellule et là, chacun entendit distinctement la voix d'un ange disant « Roch, voici venu le temps pour moi de présenter ton âme à Dieu. Si tu as une faveur à demander, elle te sera accordée ». Roch sollicita le pardon de ses péchés puis, levant les yeux au ciel il fit cette prière « Seigneur, daignez, par les mérites de votre Fils, guérir de la peste tous ceux qui m'invoqueront ». Et dans une dernière prière, Roch remit son âme à Dieu. C'était le 16 août 1380.

Le gouverneur, accompagné de sa mère, arriva à son tour. Sur le visage du défunt rayonnait encore cette clarté, signe de la sainteté de son âme. Le cœur chargé de remords d'avoir laissé en prison un tel saint, le gouverneur s'approcha de la dépouille. Quand sa mère apprit que l'ange l'avait appelé Roch, elle eut le pressentiment qu'il pouvait s'agir de son petit-fils. Elle fit dégrafer sa bure : sur sa poitrine était bien gravée une croix rouge !

On fit transporter le corps dans la maison du gouverneur et tous les montpelliérains, riches et pauvres confondus, vinrent se prosterner devant cet homme dont ils avaient entendu raconter les miracles par des pèlerins de passage. Le magistrat lui fit donner des obsèques solennelles. Une foule innombrable vint lui rendre hommage. Les malades eux-mêmes y furent portés et la plupart d'entre eux furent guéris en baisant sa main salvatrice.