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Saint Roch, le guérisseur de l'impossible

Comme chaque année, notre site vous propose son feuilleton estival.  Partons à la découverte de saint Roch !

Cette biographie est directement inspirée du livre  "Saint Roch le guérisseur de l'impossible", de Françoise Bouchard, éditions Résiac.

Vous pouvez retrouver ici l'épisode précédent.

 

Chapitre  cinq : un chien pour compagnon

 

Sur le chemin du retour, Roch passa par Assise où il put s'incliner sur le tombeau de saint François. Mais il n'eut guère le loisir de séjourner sur la terre foulée jadis par son maître : la peste sévissait à Rimini. Il accourut donc vers ce nouveau foyer de contagion où régnaient la mort et la désolation. Comme à l'accoutumée, il se dévoua avec un zèle infatigable et ne repartit qu'après avoir redonné la santé à chacun des malades.

Poursuivant sa route, il arriva dans Plaisance où le mal avait atteint des proportions catastrophiques. Sa première visite fut pour l'église sainte Marie de Bethléem où il implora la Vierge de le soutenir dans sa noble tâche de thérapeute. Sa prière fut entendue et à son contact, tous les malades de la cité, de la plus modeste chaumière au plus luxueux des palais, furent instantanément délivrés de leur mal.

Mais les voies de Dieu sont parfois mystérieuses : le guérisseur de l'impossible fut à son tour atteint par la peste, manifestée par un bubon de sinistre présage, situé à l'aine. Spasmes douloureux, vomissements répétés, extrême pâleur, fièvre brûlante, douleur intense entrainant des gémissements... Roch vivait dans sa chair toute l'horreur de la maladie.
Les habitants de Plaisance, qu'il venait pourtant de sauver, ne voyaient plus en lui qu'un nouveau foyer de propagation de cette peste tant redoutée. Conscient de leurs appréhensions, il se traina jusqu'à une forêt où il espérait pouvoir se préparer à mourir loin de cette ville ingrate. Ayant découvert une hutte en branchages, il s'y allongea, sur un lit de feuilles sèches.

Sentant la mort approcher, il adressa à Dieu cette prière : « Si vous désirez reprendre mon âme, daignez la purifier avant de la recevoir en votre paradis. Si vous estimez que je puisse encore vous être utile en ce monde, purifiez mon corps et apaisez ma soif ! » Sa soif, en effet, était intense en raison de la forte fièvre qui l'accablait. Soudain, il vit descendre du ciel une nuée qui, effleurant le sol, en fit jaillir une source limpide. Roch réussit à l'atteindre en rampant, s'y désaltéra et y lava son front et sa plaie. Aussitôt sa température s'abaissa et la douleur devint plus supportable. Sa guérison n'était pas effective pour autant, mais ce répit lui permit de pouvoir enfin s'endormir.

A son réveil, exténué par un manque de nourriture de plusieurs jours, il crut rêver quand il trouva, assis auprès de lui, un chien,  qui semblait lui-même bien étonné de le trouver dans cet abri habituellement destiné aux riches seigneurs lors de leurs parties de chasse.chien_de_saint_roch

L'animal le flaira du bout de son museau, lui lécha les mains en échange d'une caresse puis, agitant la queue, il disparut dans la forêt.
Il réapparut quelques temps après, tenant dans sa gueule un pain qu'il déposa dans la main du malade. Roch, émerveillé, ne put que rendre grâce à la bonté de la Providence qui lui épargnait ainsi de mourir de faim.
Ayant reçu quelques caresses, le chien repartit. Et voici qu'à la grande satisfaction de Roch, ce fait se réitéra quotidiennement. Ainsi le digne fils de saint François recevait-il de son « frère chien » la nourriture nécessaire et la chaleur d'une compagnie qui venait égayer sa solitude.

Or, non loin de là, se dressait la somptueuse résidence de campagne d'un seigneur nommé Gothard Palastrelli qui s'y était réfugié pour échapper à la peste.
Un jour vers midi, alors qu'il festoyait avec des amis, un de ses chiens s'empara d'un quignon qu'il tenait dans la main et s'enfuit comme une flèche. Le lendemain à la même heure, l'animal se saisit d'une large tranche de pain posée sur la table et repartit aussi rapidement que la veille. Ce fait se reproduisant chaque jour, il amusa d'abord maitre Gothard, puis aiguisa progressivement sa curiosité. Il décida d'élucider personnellement ce mystère....