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Epiphanie : que nous dit cette fête ?

 Le 8 janvier, nous fêterons l'Epiphanie : quelques pistes pour appréhender cette fête... 

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Sa place dans le calendrier liturgique

Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l'Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie. La fête est venue d'Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l'eau, elle est beaucoup plus la célébration de l'inauguration du ministère  public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu'une festivité des événements de l'enfance de Jésus. 

En Occident, l'Epiphanie, fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier, est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l'office de la fête parle des trois mystères  de ce jour comme n'en faisant qu'un : l'adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l'attention. 
Pour laisser à l'Epiphanie toute sa dimension de "Pentecôte" du cycle de la Nativité, l'Église latine a  instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l'Epiphanie.

source : www.eglise.catholique.fr

le Catéchisme de l'Eglise Catholique le résume ainsi (article 528) :

 L’Épiphanie est la manifestation de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde. Avec le Baptême de Jésus au Jourdain et les noces de Cana, elle célèbre l’adoration de Jésus par des " mages " venus d’Orient (Mt 2, 1). Dans ces " mages ", représentants des religions païennes environnantes, l’Évangile voit les prémices des nations qui accueillent la Bonne Nouvelle du salut par l’Incarnation. La venue des mages à Jérusalem pour " rendre hommage au roi des Juifs " (Mt 2, 2) montre qu’ils cherchent en Israël, à la lumière messianique de l’étoile de David (cf. Nb 24, 17 ; Ap 22, 16), celui qui sera le roi des nations (cf. Nb 24, 17-19).

Les mages, leur étoile et leurs présents

 L'étoile, indissociable de Noël, n'est mentionnée que dans l'évangile de Matthieu. Son récit est sobre : "Des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui" (Mt2,1-2). Il faut faire un léger détour par les Ecritures pour observer l'étoile à son lever. Les mages de l'Evangile sont comme une lumineuse réplique de Balaam, le prohète païen à qui Dieu a parlé au coeur( Nb22,2-24,25).

 Ils ne sont pas rois. C'est la mémoire populaire  qui les a promus à ce rang, dans le droit fil de la Bible : "tous les rois se prosterneront devant lui" dit le Psaume 71(72). Et Isaïe va dans le même sens  : "Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore[...]. Des foules de chameaux t'envahiront, les dromadaires de Madiane et d'Epha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur" (Is60,3.6). L'or honore le roi, l'encens s'adresse à Dieu, la myrrhe annonce la Passion et la mort du Seigneur qui vient de naitre. Ainsi Jésus est-il le sauveur qui ira jusqu'à la Passion et à la croix. En peu de mots, tout est dit.

Sur la base du nombre de leurs présents,  (or, encens et myrrhe), la tradition a retenu que les mages étaient trois. Depuis le VI° siècle, on leur a donné des noms : Melchior, Balathazar et Gaspard. Et volontier une couleur  : noir, jaune et blanc, ils signifient l'universalité du salut. Dans les icônes, ils symbolisent aussi les âges de la vie : jeunesse, âge mûr et vieillesse. A travers eux, c'est ainsi toute l'humanité qui poursuit sa marche à la suite de l'étoile.

 source  : père jacques Nieuvarts dans "prions en Eglise"