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Mot de Jean-Claude Brétéché pour la 50ième année de prêtrise.

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Le Fondateur des Missions Africaines de Lyon, Monseigneur Marion de Brésillac, parlant de ses missions en Inde, puis en Afrique, disait de ces populations : «Â je les ai aimées ».

Après 50 ans de ministère, je peux aussi dire sincèrement : «Â je les aimais » tous ceux que le Seigneur m’a confiés.

 

  • Je les aimais de 1964 à 1971, les gens de Gerland, quartier pauvre et mal côté à l’époque. Quand personnellement, j’ai été nommé dans ce quartier comme diacre puis prêtre, j’ai eu la chance de vivre avec une équipe pradosienne vraiment missionnaire.

On me confia les jeunes ; et surtout, on me laissa fréquenter les bandes du quartier : on faisait des sorties de ski, des camps et même des messes avec les «Â orchestres » du quartier qu’on appelait avec humour les messes «Â yéyé », comme il y a ici les «Â messes autrement ».

Pour être plus proche de la vie des gens, je me fis conducteur d’ambulance à mi-temps pendant deux ans.

 

  • Ce fut ensuite une vie professionnelle à plein temps. En 1971, beaucoup de prêtres partaient au travail pour être au milieu des gens. Comme St Paul qui gagnait son pain en fabriquant des tentes pour «Â n’être pas à charge à personne », je devins éducateur dans un foyer de jeunes travailleurs à Oullins où nous avions un bon pourcentage de sortants de prison et de drogués de 18 à 25 ans.

 

  • Après quelques années d’éducateur, je rentrai à l’Agence Nationale pour l’Emploi comme prospecteur-placier. J’y ai travaillé 11 ans à plein temps ou à mi-temps, sans paroisse ou avec paroisse. J’étais évidement, à cette époque, en contact journalier avec les chômeurs et les employeurs (deux monde différents !).

 

  • En 1978, tout en restant employé à l’ANPE, je devins curé de Lissieu, Les Chères, Chasselay. En 1985, j’arrêtais le travail, parce que le Groupe Jeunes me prenait beaucoup. Nous faisions aussi beaucoup de camps, du ski, des voyages.

 

  • En 1990, je fus nommé curé et doyen du secteur de St Symphorien sur Coise, avec personnellement 4 paroisses, puis 6. C’est là que nous avons lancé une aumônerie "jeunes" qui marchait bien.

 

  • Après 8 années à St Symphorien, je fus opéré d’un cancer. On me nomma alors curé de la Tour, Dommartin, Lentilly, pour me reposer (c’était l’expression de l’archidiacre). Le repos a duré 13 ans, et je crois n’avoir jamais tant «Â boss頻 !

 

  • En 2011, j’ai volontairement démissionné, car je pensais qu’à 75 ans, il est bon de lâcher les rênes.

 

On m’a nommé ici comme «Â prêtre auxiliaire » et c’est un bonheur pour moi d’être tombé sur une communauté ouverte et fraternelle et avec des collègues prêtres avec qui ce n’est pas triste de vivre.

 

  • Je veux, après 50 ans de prêtrise, rendre grâce à Dieu de m’avoir appelé à son service et à votre service, et surtout de la chance que j’ai eu de ne pas vivre que dans les sacristies mais au milieu des jeunes et des gens différents. Pour moi être prêtre est synonyme de mission. Par la formation reçue à la Mission de France, au Prado et dans le travail professionnel, j’ai appris à les aimer les païens, tout autant que les chrétiens et j’ai une grande chance d’avoir comme amis beaucoup de non-croyants.

Que j’aime notre pape François qui nous dit de sortir de nos églises, pour aller vers les «Â périphéries ».

 

  • Que dire aujourd’hui après 50 ans de prêtrise, sinon que l’intimité avec le Christ a été la chance de ma vie, le sens de mes engagements et une joie de vivre et d’aider les autres à espérer.

J’ai envie de conclure en vous disant comme Édith Piaf : «Â Non, rien de rien, non je ne regrette rien » et si c’était à refaire, je serais toujours partant.

 

 

Père Jean-Claude