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Nouvelles des pélerins en Terre Sainte (mardi 29 mars)


 

Bonjour à tous, chers Internautes,

Le pli est pris : le téléphone-réveil de nos chambre sonne, il est 5h30, le soleil pointe son nez derrière le mont des Oliviers et caresse notre terrasse. Après un petit-déjeuner express mais copieux, branle-bas de combat, tous les marins montent Thabor... C'est notre destination, vers la Galilée et la vie publique de Jésus.

Auparavant nous descendons depuis les montagnes de Judée et de Jérusalem, dans le sillon jordanien, à 200m sous le niveau de la mer. Nous tournons à gauche, plein nord. Progressivement la végétation verdoyante réapparaît : serres et cultures d'avocats et arbres fruitiers, élevage et pisciculture ; les foins sont faits ; toute cette campagne gérée par des kibboutz sous haute sécurité.

Nous passons le chek point de l'entrée en territoire israélien. Deux jeunes militaires, mitraillettes en bandoulière, traversent notre car. Notre guide est détendu. C'est la routine des contrôles. Ces frontières, les fils barbelés, les caméras de surveillance et poteaux de détection automatique de mouvements... nous rappellent l'extrême tension permanente entre les communautés et l'enfermement des palestiniens : tout déplacement est sous contrôle, le travail est précaire et suspendu au bon vouloir de l'autorité israélienne.

Ce trajet en Galilée est l'occasion d'une catéchèse in situ : le champ de blé nous rappelle l'épisode des disciples de Jésus mangeant des épis le jour du sabbat. Et Jésus d'enseigner que le sabbat est fait pour l'homme et non pas l'homme pour le sabbat. De même, nous imaginons aisément Jésus ramassant des graines de sénevé sauvage qui pousse en bord de route au pied du mont Gilboa : "la foi, si vous en aviez gros comme une graine de sénevé, vous déplaceriez les montagnes".

Nous arrivons au pied du mont Thabor, étonnante colline arrondie, verdoyante et isolée devant la plaine. Nous montons en mini bus les quelques lacets bien négociés par les chauffeurs expérimentés. Claire n'a pas le temps d'avoir trop mal au coeur... Nous chantons : "Plus près de toi, mon Dieu...".
Au bout d'une longue allée majestueuse, apparaît l'église de la transfiguration, de style néo-syriaquo-byzantin. Nous admirons cette église sobre qui évoque par sa gigantesque mosaïque du choeur l'épisode de la transfiguration. Le haut des tours rappellent les trois tentes que Pierre propose de dresser pour Jésus, Moïse et Elie. Dans les vestiges d'une ancienne église, le récitatif du passage d'évangile (Mt 17) par Claire, Florence, Marie-Claude et Xavier est très parlant. La parole fait corps en nous, elle nous met en mouvement. De la terrasse, la vue sur la plaine de Gésréël nous permet de saisir la géographie de l'ensemble du pays.

Changement de programme à cause de "manifestations de la terre" annoncées pour demain : nous devons voir Cana aujourd'hui. Dans la chapelle commémorant les noces et le signe de l'eau changée en vin par Jésus, les couples renouvellent l'engagement de leur sacrement de mariage. Ils reçoivent un certificat prouvant que "c'est reparti pour un tour" (deux fois 50 pour les plus vigoureux). Les personnes dont le conjoint est absent et les veuves reçoivent aussi une bénédiction. Nous prions tous pour les couples unis et en difficulté, pour ceux qui se préparent au mariage.

Nous arrivons à Nazareth : 40% de chrétiens et 60% de musulmans qui semblent vivre en harmonie. La ville grouille. Après le repas, nous visitons la synagogue où Jésus aurait commencé son ministère public en lisant Isaïe : "L'Esprit du Seigneur m'a consacré par l'onction... Cette parole, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit".

Nous découvrons l'impressionnante église de l'Annonciation à l'architecture originale : en fleur de lys renversée, avec un superbe puits de lumière. Nous descendons au coeur de l'église, devant la grotte qui a été la maison de Marie à qui l'ange Gabriel annonçait la naissance de Jésus. Là, durant la messe, nous prions pour les enfants, nos familles... en inscrivant leurs prénoms sur nos livrets. De nombreux pays ont contribué à la décoration de la basilique en offrant des mosaïques de la Vierge Marie.

Juste à côté, l'église St Joseph commémore les fiançailles, le songe de Joseph et son agonie. Selon la tradition, la maison de Joseph serait dans les fondations de l'église. Nous sommes édifiés par la discrétion et l'humilité de Joseph qui assume son rôle de père éducateur dans la volonté du Père.

Tout près de la Basilique, les Soeurs de Nazareth nous accueillent. Elles ont découvert dans les fondations de leur couvent qu'il existait des vestiges d'églises croiées et byzantines, recouvrant des maisons et tombeaux du premier siècle. La tradition parle d'un juste enterré ici. Pourquoi ne serait-ce pas celui de Joseph, époux de Marie ?

Les visites sont finies pour aujourd'hui. Nous rejoignons notre autel, pardon hôtel, pour repos et détente.

Nous vous gardons fidèlement dans nos prières.

Les pèlerins en Terre Sainte.

 

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