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Accueil Actu lettre du CCFD novembre 2017

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La lettre du CCFD pour le mois de novembre

 

« SERAIT-CE EXAGÉRÉ DE PARLER D’AMOUR ? »

 

A l’occasion de la journée mondiale de l'alimentation, le 16 octobre, le Pape François est intervenu à la FAO. Il s’est attaqué aux causes des migrations. (extraits) :

 

« …C'est pourquoi je me pose une question que je vous soumets également: serait-ce trop demander que d'ajouter au vocabulaire de la coopération internationale la catégorie de l'amour, conjuguée sur les modes de la gratuité, de l’égalité de traitement, de la solidarité, de la valeur du don, de la fraternité, de la miséricorde? En effet, telles sont les facettes concrètes du terme «humanitaire», qui revient si souvent dans les activités internationales. Aimer ses frères, en prenant l'initiative, sans rien attendre en échange, nous avons là un principe évangélique qui a des correspondances dans de nombreuses cultures et religions, et qui devient le principe d'humanité dans la terminologie des relations internationales….

…Aimer, c’est contribuer à ce que chaque pays produise davantage et parvienne à l’autosuffisance alimentaire. Aimer incite à concevoir de nouveaux modèles de développement et de consommation et à adopter des politiques qui n’aggravent pas la situation des populations les moins avancées ni leur dépendance à l’égard de l’extérieur. Aimer, c’est cesser de diviser la famille humaine entre ceux qui ont le superflu, et ceux qui n’ont pas le nécessaire »

 

 

BIENS MAL ACQUIS

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Jean-Marc BIKOKO, président de la Centrale Syndicale du secteur Public camerounaise (CSP) et Jean Merckaert, alors chargé de mission à la direction du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire, lors de la présentation de l'étude et du rapport CCFD-Terre Solidaire : "Biens mal acquis: A qui profite le crime ? » le 24 juin 2009

 

 

 

 

 

 

Teodorin Obiang, le fils du président guinéen, a été condamné le 27 octobre 2017 à trois ans de prison avec sursis. C’est la première fois qu’une personnalité politique africaine est condamnée en France pour détournements de fonds publics. Retour sur l’affaire des « Biens mal acquis » soulevée par le CCFD-Terre Solidaire en 2007 et pour laquelle il a même été poursuivi.

Le verdict

Le fils du président guinéen Teodorin Obiang a été condamné à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende avec sursis pour "blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et de corruption". Pendant le procès, la défense de Teodorin Obiang, a dénoncé une « ingérence dans les affaires d’un État souverain ». Le tribunal a rétorqué qu’il était compétent pour le juger car il ne traitait que de « l’infraction de blanchiment commise en France ».

Le tribunal a également ordonné la confiscation des biens du vice-président de Guinée équatoriale, obtenus de façon frauduleuse. Mais les confiscations sont suspendues car Théodorin Obiang conteste les poursuites françaises auprès de la Cour internationale de justice qui rendra son avis en décembre 2017 à la Haye aux Pays-Bas.

Les peines avec sursis restent inférieures à celles requises par le parquet national financier qui avait demandé trois ans de prison ferme et une amende ferme de 30 millions d’euros.

Mais le CCFD-Terre Solidaire salue cette décision de justice qui constitue un précédent important.

Aujourd’hui d’autres enquêtes sont en cours sur des proches du président congolais Denis Sassou Nguesso, du défunt gabonais Omar Bongo ou encore du président centrafricain déchu François Bozizé